19 mars 2009
Les belles histoires de l'oncle Jay 1
Depuis qu'il est tombé sur ce blog, Jay me bassine pour que je fasse des bédés.
Lundi soir, alors qu'on mangeait tranquillement à la pizzéria du coin, le voilà qui revient une fois de plus à la charge. Je lui lâche que de toute façon j'ai rien à raconter, et là, ni une, ni deux, il me sort "Pas de problème, je te fournis les scénars et tu les illustres."
Et il tint parole, l'animal.
Voici donc la première de nos collaborations, si vous voulez vous plaindre, adressez-vous à Jay.

Source : BVA - BPI
03 mars 2009
An ti bo Matinik *
De notre envoyé spécial dans l'île aux fleurs

<p><p><p><p><p><p><p><p>An ti bo Matinik - Bon baisers de Martinique</p></p></p></p></p></p></p></p>
Que dire d’un séjour en Martinique, sans parler de soleil, de plages au sable fin, de mer turquoise et de cocotiers ? Et bien plein de choses, bande d’incultes.
Les sportifs, mais aussi les férus de vacances culturelles ou bien encore les amateurs de tourisme dit « vert » peuvent allègrement y trouver leur compte. Mais plutôt que de faire une apologie aveugle de mes terres d’origine et par la même occasion faire le boulot de l’office du tourisme (sans même être payé), parlons plutôt de mes vacances, de ce que j’ai vu et vécu.
Vous n’êtes sans doute pas sans savoir qu’une grève généralisée paralysait partiellement l’activité économique des Antilles françaises. Mais je m’en suis personnellement plutôt bien tiré, j’ai mangé à ma faim (ce qui est une prouesse dont peuvent vous assurer ceux qui connaissent mon appétit **) et j’ai à peu près pu me déplacer partout où je le voulais.
Le
choix des aliments était plutôt restreint, limité
à ce qui se produisait localement et pour faire le plein
d’essence il m’a fallu patienter 2 heures 30 sous le contrôle
des gendarmes et éviter de peu une bagarre.
Les revendications sur la vie chère (qui est une réalité effrayante) et le pouvoir d’achat sont légitimes. Il serait vraiment malvenu de ma part de ne pas soutenir le mouvement de grève encore en cours ce jour. Tout le monde là-bas approuve la lutte contre une vie bien trop chère et contrôlée par une caste très minoritaire.
J’apprends d’ailleurs ce matin que des avancées concernant les salaires sont en cours et que les revendications sont en train d’être progressivement satisfaites.
Mais fallait-il pour cela violemment menacer de fermer les administrations, grands magasins, voire petits commerces qui ne souhaitaient pas forcément cesser leur activité ? Fallait-il décréter que la grève doit être solidaire et forcer les non-grévistes à rejoindre le rang des manifestants ? Fallait-il qu’un climat de violence sans précédent s’installe dans la capitale ?
Je me contente de poser la question, fuyant la réponse.
Est-il normal que des territoires de l’Etat français soient laissés pour compte ? Peut-on approuver que la féodalité perdure dans une région française, aussi éloignée soit-elle de la capitale ?
Assurément, non.
Que cela rassure tout le monde, j’ai également pleinement profité du soleil, des plages au sable fin, de la mer turquoise et des cocotiers… N’est-ce pas là l’essentiel ?
Signé : Jay
* Bons baisers de Martinique
** C'est vrai


