04 décembre 2009
Le service client SFR dans toute sa splendeur
Ça vous intéressera peut-être pas des masses, mais je m'en vais vous narrer par le menu une anecdote cocasse qui vient de m'arriver.
Figurez-vous que depuis maintenant trois ans j'ai un forfait chez SFR. Et que depuis l'an dernier j'ai aussi internet chez eux.
Et depuis trois ans, SFR ne m'a jamais appelé une seule fois (faut dire que je leur avais formellement interdit de le faire).
Et pour tout dire, je m'en portais pas plus mal.
Mais voilà que cette semaine, je suis passé chez Bouygues. Mon forfait mobile chez SFR est déjà résilié, et ce soir, en rentrant chez moi, j'ai trouvé dans ma boîte aux lettres l'accusé de réception de la résiliation de mon abonnement SFR-Neufbox.
(Oui je sais, l'intro est comac, mais la chute arrive.)
Or, voilà-t-il pas qu'il y a quelques minutes, je reçois un appel du service commercial SFR-Neufbox.
Je me dis, bon, ça doit être le service rétention, ils vont sûrement me proposer quelque chose pour que je reste chez eux. Ma foi, c'est de bonne guerre.
Mais pas du tout.
La conseillère m'appelle juste pour me demander si je suis satisfait de ma box, et si ça m'intéresserait de prendre un forfait mobile chez SFR.
(Sans déconner, c'est pas un truc de ouf ?)
Inutile de dire que la conversation a tourné court, mais une fois que j'ai expliqué mon cas à la fille, ça l'a fait marrer.
La conclusion de cette aventure incroyable, c'est qu'il y a de gros problèmes de circulation de l'information au sein du service commercial de SFR.
PS : À la relecture, je me demande si tout ça méritait un post. Mais bon, la catégorie J'raconte ma vie est là pour ça. Tiens, la prochaine fois je vous narrerai en détails mon palpitant shopping à l'Apple Store du Louvre.
PPS : Hélas, ce billet n'est pas sponsorisé. Cependant, si un commercial de Bouygues tombe sur ce blog et qu'il décide de m'offrir un mois ou deux d'abonnement, qu'il sache que le geste sera apprécié.
25 juillet 2009
Des nouvelles de Guidouille
Je suis pas très en verve en ce moment, alors pour vous faire patienter voilà une photo de mon chat.

( Bon là, elle a l'air de méditer et tout, mais en vérité elle cuve son Ricard )
09 juillet 2009
Chienne de vie
Aujourd'hui j'ai eu 27 ans, et voilà ce que je lis sur le site de LCI :
(ouvrez les guillemets)
Cerveau - Après 27 ans, c'est le déclin...
"La vieillesse, c'est dans la tête", entend-on parfois dire. Des chercheurs américains en apportent la confirmation : les capacités mentales sont à leur summum à l'âge de 22 ans puis elles commencent à décliner à 27 ans.
Pour aboutir à cette conclusion, le professeur Timothy Salthouse, de Virginia University, a fait passer pendant sept ans des tests d'agilité mentale à plus de 2000 personnes âgées de 18 à 60 ans. Des tests utilisés en général pour détecter les signes de démence : résoudre des puzzles, se rappeler de mots et de détails au sein d'une histoire, reconnaître des séries de chiffres et de symboles... Résultat : dans 9 cas sur 12, les performances maximales ont été obtenues à un âge moyen de 22 ans.
Pour les tests de rapidité, de raisonnement et de capacité à résoudre des puzzles, les premiers signes de déclin intellectuel ont été constatés à l'âge de 27 ans. La mémoire reste intacte jusqu'à 37 ans en moyenne tandis que les capacités basées sur l'accumulation de savoirs (tests sur le vocabulaire ou la culture générale) augmentent jusqu'à 60 ans.
"Certains aspects du déclin cognitif lié à l'âge débutent chez des adultes éduqués et en bonne santé lorsqu'ils ont une vingtaine ou une trentaine d'années", pointe le professeur Salthouse. Une découverte, publiée dans la revue Neurobiology of Aging, qui pourrait permettre de mieux comprendre le mécanisme qui conduit à des maladies comme Alzheimer.
(fermez les guillemets)
20 avril 2009
So no one told you life was gonna be this way
Bonjour tout le monde.
Vous aurez peut-être remarqué que ça fait un moment que j'ai pas donné de nouvelles. Et ne blâmez pas Jay s'il n'y a pas eu de nouvelles belles histoires de l'oncle Jay ces derniers temps, c'est entièrement de ma faute.
Il faut dire que je suis très occupé en ce moment : je regarde l'intégrale de Friends en picolant, ce qui me prend plus de temps que je l'aurais cru.
Là j'en suis à la saison 7, plus que 3 et je serai de nouveau disponible (bon, après, j'ai l'intégrale d'Absolutely Fabulous à me faire, mais c'est pas très long.)
See you.
26 février 2009
Bons baisers de Pétra
Juste une carte postale (un peu tardive) de l'endroit où j'étais la semaine dernière, à l'époque bénie des vacances.
En hiver, certains partent au ski. Pour ma part, j'ai toujours préféré me barrer dans un pays chaud, avec plage de préférence, histoire de tenir jusqu'à l'été (si vous voulez tout savoir, ça me vient de ma mère).
Donc cette fois, je suis parti en Égypte, dans le Golfe d'Aqaba. Pour vous situer un peu, de la plage de l'hôtel, je voyais la Jordanie (où j'ai donc fait un petit saut pour voir Pétra) en face de moi, sur la droite l'Arabie Saoudite, et tout à fait à gauche, Israël.
Et si vous voulez briller en société, le nom du bâtiment devant lequel je pose c'est la Khazneh. En français, le Trésor. Il n'y a jamais eu aucun trésor là-dedans, mais une légende locale voulait que les pharaons aient planqué leur or dans l'urne en pierre tout en haut. Alors les bédouins s'acharnaient à tirer à la carabine sur cette pauvre urne pour la faire sauter et récupérer l'or des pharaons. Mais comme ce bâtiment troglodyte n'a jamais contenu un seul centime (et que Pétra n'était pas du tout une ville égyptienne mais nabatéenne, un peuple nomade venu d'Arabie, et n'avait donc strictement rien à voir avec les pharaons), ils ont bien dû finir par se lasser. Quoiqu'il en soit, les impacts de balles sont toujours visibles.
Mais alors, me direz-vous, à quoi pouvait bien servir ce machin, qui fait quand même une quarantaine de mètres de haut (à part cacher le Graal, comme le savent tous les cinéphiles) ? Pour tout dire, on en sait rien. Et non, ce n'est pas un temple. On pense qu'après sa construction, il a servi de mausolée pour un roi nabatéen dont le nom m'échappe totalement, mais quant à la raison première qui a poussé un peuple nomade à s'acharner sur une falaise de grès pendant au moins une dizaine d'années pour réaliser ce curieux mélange de styles grecs et de dieux egyptiens, on ne peut que se perdre en supputations.
A moins d'admettre que c'était pour cacher le Graal, bien entendu. Mais comme il date du 1er siècle avant JC, ça paraît peu probable.
Sinon, j'ai vu aussi Ste Catherine, le mont Moïse, le buisson ardent, toute la panoplie. Mais ça n'a pas grand intérêt. Le reste du temps, je me suis doré le cul sur une plage (je ne vous ferai pas de dessin).
En conclusion, Pétra c'est bien, mais prévoyez au moins une journée sur le site, parce que la Khazneh c'est juste l'entrée, derrière ça continue sur des kilomètres et des kilomètres, et tenter de tout faire en deux heures, comme je l'ai fait, est une mauvaise idée.
Ainsi s'achève mon exposé sur mes vacances d'hiver. Merci de votre attention.
PS : Je me suis laissé dire qu'un de nos fidèles lecteurs, Jay, préférait quant à lui passer la saison froide en Martinique. Son exposé serait le bienvenu. De même, notre homme à Tokyo, le grand Del'H, a récemment opéré une migration hivernale vers l'Australie. J'attends avec impatience son compte-rendu. Nous pourrions ainsi inaugurer une catégorie "Quel est le meilleur endroit du monde pour fuir ce putain d'hiver interminable ?" qui serait profitable à toute la communauté.
11 décembre 2008
Bilan post-opératoire

Mettons un terme au suspens insoutenable qui vous empêche de dormir depuis lundi : mon opération s'est bien passée, et d'après mon ophtalmo j'ai maintenant 10/10 aux deux yeux. Et j'ai même pas eu mal. Bon, je vous avoue que pendant l'opération je faisais pas le fièrot. Le coup de l'écarteur de paupière déjà, c'est pas marrant. Et puis il y a le chirurgien qui vous explique ce qu'il fait au fur et à mesure : "Bien, maintenant on va découper la cornée, c'est la partie la plus désagréable. (...) Voilà, maintenant on ouvre le capuchon et on va lancer le laser." Et quand vous commencez à vous relaxer parce qu'il vous a dit "Très bien, c'est fini", le vlà qui enchaîne : "On va pouvoir attaquer l'autre oeil."
Mais tout ça va très vite, et même si l'expérience est plutôt désagréable, j'ai rien senti.
C'est en sortant de la clinique que ça se gâte.
Déjà parce que j'arrivais pas à garder les yeux ouverts, et que quand j'y arrrivais tout était flou et que le moindre phare de bagnole m'aveuglait, mais surtout parce que le taxi qui me ramenait chez moi écoutait Radio Latina.
Dur.
Enfin, bref, s'en est suivi un des meilleurs roupillons de ma vie, 13 heures d'affilé, et je me suis même réveillé en pleine forme, ce qui m'était pas arrivé depuis un bon bout de temps. Et après avoir enlevé les coques de protection que je devais porter durant la nuit, paf : je vois. Pas très net encore, mais n'empêche, je vois.

Au boulot, c'était assez marrant de voir mes collègues et les clients tout dégoûtés par mes yeux sanguinolents. Pour le reste, tout va bien, je peux même lire, regarder la télé ou taper sur l'ordi. Le plus gênant finalement, c'est de pas pouvoir se frotter les yeux. Et puis c'est encore un peu flou, mais ça s'arrange au fur et à mesure, paraît-il. En fait, pour l'instant, j'ai un peu l'impression de porter des lentilles en permanence.
Par contre, en marchant dans la rue, je sens le vent sur mes yeux, et ça, c'est cool.
Voilà, je vais pouvoir arrêter de raconter ma vie, et la prochaine fois, on parle de Gustav, promis.
PS : j'ai trouvé la photo d'Orange Mécanique sur le blog d'un mec qui raconte sa propre opération de la myopie. Sauf que lui c'était au laser Excimer, et moi au Lasik, et visiblement, il a beaucoup plus morflé que moi.
08 décembre 2008
Yeux à la coque
Les enfants, profitez bien de cette photo de moi, car c'est la dernière fois que vous me voyez avec des bésicles.
Et oui, demain soir, mes yeux passent sur le billard, et vingt ans de myopie seront balayés d'un léger coup de laser (de lasik, même).
Pour tout dire, j'ai un peu de mal à y croire. Y'a pas à dire, la technologie, c'est quand même quelque chose, comme je m'en faisais encore la réflexion l'autre jour en apprenant que la NASA avait trouvé le moyen de transformer la pisse des astronautes de la station spatiale internationale en eau potable.
Evidemment, si vous avez la chance d'avoir une vue parfaite, vous ne saisissez peut-être pas ce que ça peut représenter de pouvoir prendre sa douche en voyant net, de se baigner sans craindre de perdre une lentille, ou encore de pouvoir aller pisser en pleine nuit sans perdre un temps précieux à chercher ses lunettes à tâtons (surtout quand vous avez un chat taquin qui prend son pied à vous les cacher sous la table basse), mais je peux vous dire que c'est le genre de petits trucs qui changent une vie.
Et si pour ça il faut se faire découper les yeux comme des oeufs à la coque (je schématise), si l'opération coûte de quoi faire vivre un petit Chinois travailleur pendant un an, si pendant un mois il faut se mettre trois collyres différents, matin, midi et soir, et même si il faut retourner se faire opérer quelques semaines après, histoire d'ajuster, bah ça vaut quand même le coup.
(En tout cas, j'espère, sinon vous avez pas fini de m'entendre râler.)
Quoiqu'il en soit, et que ça vous intéresse ou non, je vous tiendrai au courant des suites. Et si, par mégarde, je devais choper je ne sais quelle saloperie nosocomiale, sachez que je lègue Guidouille à Poulass, et le reste, bah, vendez-le sur eBay.
PS : Quand j'aurai retrouvé l'usage de mes yeux, vous me ferez penser à vous parler de Gustav, qui a sorti un nouvel album sans même m'en avertir.
17 novembre 2008
Une bônne blague
Ce matin, alors que j'étais réveillé depuis peu, on frappe à ma porte. Alors j'attrape mon chat, pour pas qu'il se sauve, et je vais ouvrir, naïvement.
Sur le palier, un type me demande "Fred ?". Je réponds "oui", étant donné que c'est mon nom.
Le type enchaîne : "C'est Mika". "Ah bon", je fais. Visiblement, il attend quelque chose, genre que je lui dise "Mais bien sûr ! Ce vieux Mika !", mais je le connais pas ce type, alors je dis rien.
Et c'est là que ça se barre franchement en sucette.
Le type m'apprend qu'on a plus ou moins pris rendez-vous sur le net ce matin, ce qui est faux, comme je le lui explique. Ça a l'air de le surprendre. Du reste, je suis surpris aussi, d'autant plus quand il me demande, pour avoir confirmation, "Et vous êtes pas homo ?" "Ah non" suis-je obligé de lui répondre.
Ce qui nous laisse comme deux ronds de flanc, c'est qu'il a mon adresse exacte, avec étage, porte, bâtiment et digicode.
Finalement, il est parti, et j'étais bien désolé pour lui : il devait se faire une joie de tirer un ptit coup vite fait, et il s'en repart la bite sous le bras, comme chantait Brel.
Il apparaît donc qu'a priori un petit plaisantin a balancé mes coordonnées sur un site de rencontres gay, ce qui, on en convient tous, est franchement hilarant.
Maintenant qu'on a bien ri, je vais sans doute demander au syndic de changer le digicode, car je ne me sens pas prêt à supporter de telles avalanches de rigolade tous les matins.
Notez que je comprends bien que les cons doivent s'amuser aussi, mais j'aimerais autant qu'ils trouvent d'autres façons de se fendre la margoulette que d'emmerder les honnêtes gens dès potron-minet (il devait être 11h et quelques).
21 avril 2008
Mon voisin Eudeline
Patrick Eudeline, c'est pas juste un
type, c'est un symbole vivant. Il a joué dans un groupe de
punk dans les années 70, il a écrit des livres, mais il
est surtout « connu » comme critique de rock
pour Rock & Folk. Patrick Eudeline, c'est une silhouette, un
style, un peu un Keith Richards à la française. Je me
souviens de lui, avec ses lunettes noires, sur Jimmy, invité
par Manoeuvre dans le Rock Press Club. Au milieu des binoclards post
modernes de merde à la Technikart, Eudeline c'était un
peu le vieux con, celui qui a tout vu, tout lu, tout bu, avant même
que vous ayez l'idée saugrenue de venir au monde. Le genre de
type qui est capable de s'énerver pour défendre des
machins comme l'antifolk, que même Tracks sait pas ce que
c'est. Une figure, une référence, quoique ça
veuille dire.
Pour tout dire, à une époque où je voulais faire un film sur un groupe de rock, je voulais absolument qu'Eudeline joue dedans. Comme une sorte de caution morale, je pense, un truc comme ça.
Or voilà-t-il pas que peu de temps après m'être installé à Paris je croise dans ma rue un type qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Mais bon, sans les lunettes noires c'était difficile d'être sûr, et puis c'était la même semaine que j'avais eu l'impression de croiser Jean-Paul Rouve à la Fnac St-Lazare, alors bon, je me méfiais de ma propension à voir des gens connus partout.
Mais dimanche soir (hier) alors que l'ami Xuc et moi-même arpentions les allées de l'Arabe du coin en quête d'alcool, voilà que je me fais bousculer par ce même type qui ressemble à Eudeline. Et là, je doute plus ; je suis bien voisin d'une légende vivante de l'histoire du rock hexagonal. Et pourtant lorsque, tout excité, j'en parle à Xuc, lui de me répondre « Patrick qui ? »
Qu'est-ce à dire ? Maître Xuc, lui diplômé de musicologie, lui qui connaît sur le bout des doigts des groupes de punk français obscurs que seule Louise prétend apprécier, ne saurait pas qui est Eudeline ? Et moi d'essayer de lui définir en quelques mots le personnage, et de me retrouver face à ce constat : impossible de résumer exactement ce que représente Eudeline. Le cantonner à ses diverses professions (chanteur, journaliste, écrivain) paraît bien réducteur. Ce que je peux en dire, c'est que c'est un personnage qui apparaît immédiatement sympathique, un de ces gens qui nous font croire que des époques légendaires, quasi mythiques ont vraiment existé, et que, plus fou encore, elles vivent encore, enfouies quelque part dans le coeur des rares survivants qui n'ont pas tout oublié.
Et donc, dissipons tout de suite une légende, Eudeline ne porte pas des verres fumés en permanence. Par exemple, chez son épicier de quartier le dimanche soir, alors que le jour faiblit, il affronte le monde à yeux découverts. Et il est très poli aussi, il dit « excusez-moi » avant d'aller acheter son coca light (ou sans caféine, j'ai pas bien vu). Et qu'est-ce qu'il boit comme alcool fort le père Eudeline ? Que cet homme revenu de toutes les murges nous dise ce que la jeunesse de France doit ingurgiter pour être rock n'roll ! Ben désolé, mais là aussi, j'ai pas bien vu. Merde, vous êtes marrant, est-ce qu'à ma place vous auriez dévisagé son cabas ? On reste entre gentlemen, tout de même.
Le plus charmant dans cette histoire, c'est que, peut-être, tout cela n'est que pur fantasme, et qu'Eudeline n'habite pas le IXe (ou le Xe, ou même le XVIIIe, je suis à la frontière). Mais si c'est le cas, et que par hasard il tombait sur ce blog, je lui présente mes hommages et je serais ravi de tailler le bout de gras la prochaine fois qu'on se croisera à l'épicerie (qui pratique des prix qui frôlent l'escroquerie en règle. Je sais pas combien il a payé ses canettes, mais pour Xuc et moi, il est clair que nous avons été quasiment détroussé, et je dis ça en étant conscient de la hausse des prix des matières premières).
Espérant vous retrouver à la boulangerie, je reste, M. Eudeline, votre dévoué, Fried.
08 avril 2008
La fraude électorale pour les nuls
Aujourd'hui, j'ai reçu une lettre de la bonne ville de Rocquencourt. Voilà ce que ça dit :
"Un certain nombre d'envois (carte et propagande électorale) nous ont été retournés par les services de la Poste. Conformément à la réglementation, il semblerait que vous ne remplissiez plus les conditions requises pour être inscrit sur la liste électorale de Rocquencourt."
Oui, en effet, il semblerait bien, puisque je n'y habite plus depuis 2005. La mairie de Rocquencourt le sait d'ailleurs pertinemment puisqu'elle m'a adressé ce courrier à ma nouvelle adresse à Paris (je me demande d'ailleurs comment elle l'a trouvée).
Je dois dire que lors de mes déménagements, je me suis jamais occupé de savoir s'il fallait faire la démarche de se "désinscrire" de son ancienne liste électorale, je pensais naïvement que du moment qu'on s'inscrivait dans sa nouvelle commune, ça se faisait automatiquement, que de toute façon, on ne pouvait être inscrit que sur une seule liste à la fois. Ben visiblement, c'est pas du tout le cas. Si je comprends bien, la ville de Rocquencourt est en train de m'expliquer qu'aux dernières élections j'aurais très bien pu voter deux fois, chez eux et dans ma nouvelle commune, puisque j'étais inscrit sur les deux listes.
Evidemment, à moi seul, j'aurais sans doute pas pu faire basculer l'élection. Mais je suppose que mon cas n'est pas unique. La morale de tout ça c'est que non seulement il n'est pas nécessaire d'être un expert en coups tordus pour frauder une élection, qu'il n'y a pas besoin de faire voter des morts mais juste de changer de domicile ; mais qu'en plus les chiffres de participation aux élections sont du pipeau, et qu'en fait personne ne sait combien il y a réellement d'électeurs en France.
Amusant, non ?



