03 mai 2008
L'important c'est de participer
Bien qu'elle soit loin d'avoir tout trouvé, et qu'elle ait commis quelques bourdes impardonnables (confondre Kervern avec Besson, ou Boulez avec Fidel Castro, par exemple), Mlle Miches a été la seule à réellement tenter d'identifier tous les protagonistes de la pochette des Lapins, Sgt Garenne Lovely Asses Club Band.
A ce titre, elle a bien mérité notre estime d'une part, et un cadeau de consolation de l'autre.
J'ai donc l'honneur de lui annoncer qu'elle ne repart pas avec une, mais deux, j'ai bien dit deux, mirifiques macédoines de fruits offertes par notre sponsor, auxquelles s'ajoute même, en prime, un cocktail de fruits. Miam.

( Les lots sont à retirer à notre siège social. )
Ceci étant dit, et malgré le peu d'enthousiasme soulevé par notre concours (merde Jay, moi qui t'ai connu si joueur à une époque, que t'est-il arrivé ?), je vous livre le résultat détaillé :
Alors, d'abord, l'originale :
Et le détail :
Le père du commissaire Bialès
Un Ours
La Mort du Disque-Monde, de Terry Pratchett
Jabba the Hutt (mais si, Jay, c'est dans Star Wars)
Francis Bayer (demandez à Poulass)
Benj en Yasser Arien
Kurt Russell dans Jack Burton
Un ptit gris
Un Munch gonflable
Robert Plante
Une statue de Boudin
Un(e) Balalaïka
Une statue
Bouilloire Orange
Un lapin
Un machin fauché à la pochette de Sgt Pepper
La Fontaine de Marcel Duchamp
Un globe lunaire
Deux Viennois
Un chou-fleur
Une statue de Fenouil
De jolies fleurs jaunes
Un cendrier
Une salade
Des poupées russes
30 avril 2008
Un an de tolérance, de liberté, de démocratie et d'humanisme
"Je veux lancer un appel à tous ceux qui dans le monde croient aux valeurs de tolérance, de liberté, de démocratie et d'humanisme, à tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies et par les dictatures, à tous les enfants et à toutes les femmes martyrisés dans le monde pour leur dire que la France sera à leurs côtés, qu'ils peuvent compter sur elle."
Nicolas Sarkozy, 6 mai 2007

Nicolas Sarkozy et Hu Jintao, Pékin, novembre 2007
Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi, Paris, décembre 2007
Nicolas Sarkozy et Ben Ali, Tunis, avril 2008
21 avril 2008
Mon voisin Eudeline
Patrick Eudeline, c'est pas juste un
type, c'est un symbole vivant. Il a joué dans un groupe de
punk dans les années 70, il a écrit des livres, mais il
est surtout « connu » comme critique de rock
pour Rock & Folk. Patrick Eudeline, c'est une silhouette, un
style, un peu un Keith Richards à la française. Je me
souviens de lui, avec ses lunettes noires, sur Jimmy, invité
par Manoeuvre dans le Rock Press Club. Au milieu des binoclards post
modernes de merde à la Technikart, Eudeline c'était un
peu le vieux con, celui qui a tout vu, tout lu, tout bu, avant même
que vous ayez l'idée saugrenue de venir au monde. Le genre de
type qui est capable de s'énerver pour défendre des
machins comme l'antifolk, que même Tracks sait pas ce que
c'est. Une figure, une référence, quoique ça
veuille dire.
Pour tout dire, à une époque où je voulais faire un film sur un groupe de rock, je voulais absolument qu'Eudeline joue dedans. Comme une sorte de caution morale, je pense, un truc comme ça.
Or voilà-t-il pas que peu de temps après m'être installé à Paris je croise dans ma rue un type qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Mais bon, sans les lunettes noires c'était difficile d'être sûr, et puis c'était la même semaine que j'avais eu l'impression de croiser Jean-Paul Rouve à la Fnac St-Lazare, alors bon, je me méfiais de ma propension à voir des gens connus partout.
Mais dimanche soir (hier) alors que l'ami Xuc et moi-même arpentions les allées de l'Arabe du coin en quête d'alcool, voilà que je me fais bousculer par ce même type qui ressemble à Eudeline. Et là, je doute plus ; je suis bien voisin d'une légende vivante de l'histoire du rock hexagonal. Et pourtant lorsque, tout excité, j'en parle à Xuc, lui de me répondre « Patrick qui ? »
Qu'est-ce à dire ? Maître Xuc, lui diplômé de musicologie, lui qui connaît sur le bout des doigts des groupes de punk français obscurs que seule Louise prétend apprécier, ne saurait pas qui est Eudeline ? Et moi d'essayer de lui définir en quelques mots le personnage, et de me retrouver face à ce constat : impossible de résumer exactement ce que représente Eudeline. Le cantonner à ses diverses professions (chanteur, journaliste, écrivain) paraît bien réducteur. Ce que je peux en dire, c'est que c'est un personnage qui apparaît immédiatement sympathique, un de ces gens qui nous font croire que des époques légendaires, quasi mythiques ont vraiment existé, et que, plus fou encore, elles vivent encore, enfouies quelque part dans le coeur des rares survivants qui n'ont pas tout oublié.
Et donc, dissipons tout de suite une légende, Eudeline ne porte pas des verres fumés en permanence. Par exemple, chez son épicier de quartier le dimanche soir, alors que le jour faiblit, il affronte le monde à yeux découverts. Et il est très poli aussi, il dit « excusez-moi » avant d'aller acheter son coca light (ou sans caféine, j'ai pas bien vu). Et qu'est-ce qu'il boit comme alcool fort le père Eudeline ? Que cet homme revenu de toutes les murges nous dise ce que la jeunesse de France doit ingurgiter pour être rock n'roll ! Ben désolé, mais là aussi, j'ai pas bien vu. Merde, vous êtes marrant, est-ce qu'à ma place vous auriez dévisagé son cabas ? On reste entre gentlemen, tout de même.
Le plus charmant dans cette histoire, c'est que, peut-être, tout cela n'est que pur fantasme, et qu'Eudeline n'habite pas le IXe (ou le Xe, ou même le XVIIIe, je suis à la frontière). Mais si c'est le cas, et que par hasard il tombait sur ce blog, je lui présente mes hommages et je serais ravi de tailler le bout de gras la prochaine fois qu'on se croisera à l'épicerie (qui pratique des prix qui frôlent l'escroquerie en règle. Je sais pas combien il a payé ses canettes, mais pour Xuc et moi, il est clair que nous avons été quasiment détroussé, et je dis ça en étant conscient de la hausse des prix des matières premières).
Espérant vous retrouver à la boulangerie, je reste, M. Eudeline, votre dévoué, Fried.
20 avril 2008
So let me introduce to you...
A défaut d'un nouvel album, les Lapins de Garenne, ont une nouvelle pochette. Alors bon, j'ai pas l'habitude de trop parler du monde de la GOB ici, mais là, vu le temps que ça m'a demandé, j'ai bien envie qu'un maximum de monde voit ça.
Si vous vous le sentez, on peut en profiter pour lancer un petit concours : celui qui identifie tous les gens sur cette image gagnera un super cadeau. Bien entendu, Xuc est interdit de participation, ce serait trop facile.
09 avril 2008
YouTube, one more time
J'ai l'honneur de vous apprendre que la chanson peachy 2008 officielle n'est plus Foundations de Kate Nash (qui de toute façon date de 2007) mais Mercy de Duffy.
(Mais le clip est tellement pourri que je vous conseille de le regarder en fermant les yeux.)
PS: Ha ha, le clip de Foundations est tout censuré, du coup on entend ni "bitch", ni "shit", ce qui dénature complètement la chanson. Quoiqu'il en soit, je doute de plus en plus que YouTube soit le meilleur moyen de vous faire écouter de la musique, pasque ce genre de clips bousille toute la chanson. Et ça vaut autant pour Kate Nash que pour Duffy. Mais bon, faute de mieux...
08 avril 2008
La fraude électorale pour les nuls
Aujourd'hui, j'ai reçu une lettre de la bonne ville de Rocquencourt. Voilà ce que ça dit :
"Un certain nombre d'envois (carte et propagande électorale) nous ont été retournés par les services de la Poste. Conformément à la réglementation, il semblerait que vous ne remplissiez plus les conditions requises pour être inscrit sur la liste électorale de Rocquencourt."
Oui, en effet, il semblerait bien, puisque je n'y habite plus depuis 2005. La mairie de Rocquencourt le sait d'ailleurs pertinemment puisqu'elle m'a adressé ce courrier à ma nouvelle adresse à Paris (je me demande d'ailleurs comment elle l'a trouvée).
Je dois dire que lors de mes déménagements, je me suis jamais occupé de savoir s'il fallait faire la démarche de se "désinscrire" de son ancienne liste électorale, je pensais naïvement que du moment qu'on s'inscrivait dans sa nouvelle commune, ça se faisait automatiquement, que de toute façon, on ne pouvait être inscrit que sur une seule liste à la fois. Ben visiblement, c'est pas du tout le cas. Si je comprends bien, la ville de Rocquencourt est en train de m'expliquer qu'aux dernières élections j'aurais très bien pu voter deux fois, chez eux et dans ma nouvelle commune, puisque j'étais inscrit sur les deux listes.
Evidemment, à moi seul, j'aurais sans doute pas pu faire basculer l'élection. Mais je suppose que mon cas n'est pas unique. La morale de tout ça c'est que non seulement il n'est pas nécessaire d'être un expert en coups tordus pour frauder une élection, qu'il n'y a pas besoin de faire voter des morts mais juste de changer de domicile ; mais qu'en plus les chiffres de participation aux élections sont du pipeau, et qu'en fait personne ne sait combien il y a réellement d'électeurs en France.
Amusant, non ?
07 avril 2008
Dérèglement climatique
Un message vite fait, juste parce qu'il faut que je note ça quelque part : on est le 7 avril et il neige à Paris.
Bon dieu, même en l'écrivant j'ai du mal à y croire.
03 avril 2008
J'aime l'heure d'été
26 mars 2008
Youpi
Bon, après ces deux posts pleurnichards, il est temps de se ressaisir. Alors je vous ai cherché une de ces chansons qui rendraient même le sourire à Beth Gibbons. Outre pour ses vertus euphorisantes, si j'ai finalement choisi celle-là plutôt qu'une autre, c'est parce que ce clip contient sans nul doute l'idée de mise en scène la plus merdique de l'histoire du clip. Et je vous parle pas du playback approximatif.
Allez, après c'est promis, j'arrête YouTube.
23 mars 2008
Pour en finir
La participation au sondage du post précédent a totalement dépassé mes espérances, puisque en plus des contributions des deux vieux briscards que sont Louise et Xuc, j'ai carrément eu un commentaire de Néon. Après les sporadiques apparitions de LovGore, un deuxième grand nom de la blogosphère vient s'échouer par chez nous, propulsant le taux de hype de ce blog à des hauteurs vertigineuses.
Quant aux résultats, ils sont très partagés. Si environ un tiers des participants plébiscite Léo Ferré, et qu'un autre tiers penche plutôt vers Tim Buckley, un troisième tiers défend farouchement Elbow.
Nous voilà bien avancés.
Bon, je vous l'accorde, l'idée de ce sondage était pas brillante. Déjà, « triste » c'est plutôt réducteur. Plutôt qu'un palmarès, je vous propose donc une série de listes sans aucun classement, un peu à la « Haute-Fidélité » mais en plus bordélique.
Chansons à se flinguer:
Climbing up the walls – Radiohead
Cracher nos souhaits – Louise Attaque
Black heart – Calexico
Mezzanine – Massive Attack
Nolita – Keren Ann
Chansons de regrets:
Nothing really ends – dEUS
Jealous guy – John Lennon
Chansons l'amour c'est de la merde:
C'est parce que (je t'aime) – Barbara
J'ai tué l'amour – Barbara (décidément) par Dominique A
Il n'y a pas d'amour heureux – Brassens par Françoise Hardy (les moustachus fumeurs de pipe, ça m'émeut pas trop)
Chansons belles à pleurer:
Weeping willow – Sebastien Schuller
Don't panic – Coldplay
Pyramid Song – Radiohead
Septembre en attendant - Noir Désir
Dans la nuit - Noctade
Chansons mon père est un salaud:
Dream brother & What will you say ?- Jeff Buckley
Albums entiers:
L'imprudence – Alain Bashung
Rock Action - Mogwai
Discographies entières
Portishead
Tindersticks
Et puis, avant d'opter pour l'évidence en choisissant Lucky comme chanson la plus triste, j'avais songé à deux autres options que je vous livre tout de go.
D'abord "Funny time of year" de Beth Gibbons et Rustine Man.
Pour l'autre, "Finding it so hard", d'Archive, impossible de trouver une vidéo. Vous allez donc devoir cliquer ici si vous tenez à l'écouter. Mais prévoyez du temps devant vous, elle dure 17min. Et ne vous endormez pas pendant la trop longue intro de presque 2min.
Voilà, ma chansons triste préférée se cache sûrement quelque part là-dedans, même si j'ai dû en oublier pas mal. Mais je ne crois pas vraiment aux classements, de toute façon.
Et en cadeau bonus, le clip du nouveau single de Portishead (Third, leur troisième album, sort le 14 avril).





